La Diagonale du Cube
LE TOMBEAU DE POULENC

Il ne s’agit pas de prolonger le travail de Francis Poulenc ni même d’utiliser ses codes et ses couleurs, mais de véritablement inventer une œuvre originale qui puise son inspiration dans l’écoute de celle de Poulenc.






THE MUSICIANS


Jean-Christophe Cholet : Piano, composition
Alban Darche : Saxophones, composition
Mathias Rüegg : Composition
Nathalie Darche : Piano
Pascal Vendenbulcke : Flutes
Jean-Louis Pommier : Trombone
Matthieu Donarier : Saxophones, Clarinets
Olivier Laisney : Trumpet
Marie-Violaine Cadoret : Violin
Didier Havet : Tuba, Bass Trombone
Christophe Lavergne : Drume
Stéphane Kerecki : Double Bass

CONCERTS


VIDÉOS


COMPOSERS


Jean-Christophe Cholet : Piano, composition

Au regard d’un jazz français en pleine effervescence créative, Jean-Christophe Cholet apparaît comme l’une des figures hexagonales les plus singulières dans le domaine des musiques improvisées.
Pianiste de formation classique (Schola Cantorum) compositeur, arrangeur, né en 1962, Jean-Christophe CHOLET se passionne très vite pour les musiques issues des traditions populaires de toutes origines, il créé ainsi dans ce contexte plusieurs programmes pour la grande formation « Diagonal »: Suite alpestre (1997), English sounds & Irish suite (2002), Slavonic Tone (2006), French Touch (2008), Nights In Tunisia (2012). Il est également sollicité par les festivals Jazz in Marciac et Trad’envie pour la création “Camins Mesclats…chemins mêlés” (2014), et s’associe au pianiste Guillaume de Chassy pour le projet “Traversées”, avec l’orchestre symphonique Dijon-Bourgogne (direction et arrangements). Il mène parallèlement une activité intense en Europe depuis 2002 avec le Cholet-Känzig-Papaux trio, formation avec laquelle il s’est récemment produit à Hambourg avec le choeur de la NDR (projet « Hymne à la Nuit ») .
Le trio enregistrera son 7ème album en mai 2014.
Soucieux de faire partager au plus grand nombre la musique qu’il affectionne, titulaire du CA de Jazz, il s’avère également un précieux pédagogue auprès des étudiants musiciens tant pour expliquer sa musique que pour les initier à l’improvisation

Alban Darche : Saxophones, composition

Destiné à des études scientifiques, Alban Darche choisit pourtant de s’épanouir dans le monde de la musique. Après des études musicales complètes au CNR de Nantes il entre en CNSM de Paris en 2005. Depuis, disque après disque, il n’a de cesse de s’affirmer ; multipliant les formats et les expériences, il construit une oeuvre originale, cohérente et libre.
Il est notamment l’ingénieux compositeur et leader du Cube et du Gros Cube. Ce big band, composé de quatorze instrumentistes parmi les plus talentueux de la scène jazz hexagonale, compte à son actif quatre albums dont un réalisé avec le chanteur Katerine.
Parallèlement à ses projets personnels, Alban Darche s’associe à l’Orchestre National de Jazz, au Sacre du Tympan, à Gabor Gado ou John Hollenbeck. Il est co-fondateur du très actif label et collectif Yolk, qui permet à toute une génération de musiciens de s’épanouir et a reçu en 2006 le Django d’Or du spectacle vivant. Désireux de rencontres pluridisciplinaires, Alban collabore avec le chorégraphe et danseur Nasser Martin-Gousset, le metteur en scène Sylvain Maurice, l’écrivain Pierre Bordage ou l’accordéoniste traditionnel Sébastien Bertrand.
L’OrphiCube, son nouveau projet, lui permet d’explorer les correspondances entre musique et arts plastiques en collaboration avec le graphiste Silvain Joblin. Alban est associé à la direction artistique du théâtre de Sartrouville, CDN des Yvelines, et sera artiste associé à l’Estran de Guidel, scène de territoire pour le jazz et les musiques improvisées, pour les deux saisons à venir. Alban Darche et John Hollenbeck ont obtenu pour la saison 2013-2014 le soutien du French-American-Jazz-Exchange pour leur collaboration au sein du quartet américano-européen J.A.S.S.
Mathias Ruëgg, composition

Mathias Rüegg est né en 1952 à Zürich. Après une formation de professeur des écoles, il enseigne dans différents établissements spécialisés.
De 1973 à 1975 il étudie la composition classique et le piano jazz à Graz puis, fonde le Vienna Art Orchestra en 1977 pour lequel il écrira quasiment tous les programmes soit environ 600 compositions et arrangements jusqu’en 2010.
Compositeur très sollicité, il compose pour des formations prestigieuses de jazz comme le NDR Big-Band, SDR Big-Band, UMO Big-Band Helsinki, la Radio suédoise Radio Jazz Group & die RTV Big Band Slovenia, mais aussi pour des orchestres classiques comme le Wiener Symphoniker (A), Basler Sinfonietta (CH), Deutsche Kammerphilharmonie (D), Orchestre de Basse Normandie (F).
Il donne des Master-Classes à Vienne, Cologne, Berlin, Berne, Trente… compose des musiques pour le cinéma et le théâtre, dirige des festivals (The U & E-Third Dream Festival, Jandl Total, Vienna meets Paris…), réalise la conception de nombreux projets Multimédia, et produit la musique du film Mozart’s Balls pour le compte de la BBC à l’occasion de l’année Mozart en 1991. Personnage très actif sur la scène Européenne du Jazz, il est le fondateur du très réputé Jazzclub viennois le Porgy & Bess et est l’initiateur du Prix Hans Koller (prix de jazz autrichien), du European Jazz Prize et du Staatspreises für improvisierte Musik.
Depuis l’interruption du VAO, Mathias Rüegg compose principalement de la musique de chambre publiée par l’éditeur viennois Doblinger et travaille de manière intensive avec la chanteuse Autrichienne LIA PALE en tant que pianiste et arrangeur.

L’HISTOIRE DU TOMBEAU


Pendant la période baroque, le tombeau était composé en hommage à un grand personnage ou un collègue musicien (maître ou ami), aussi bien de son vivant qu’après sa mort, contrairement à ce que le nom de ce genre musical pourrait laisser penser. Il s’agissait généralement d’une pièce monumentale, de rythme lent et de caractère méditatif, non dénué parfois de fantaisie et d’audace harmonique ou rythmique.
Contrairement au lamento italien, le tombeau n’était pas censé utiliser les modes expressifs du deuil et de la douleur qui sont alors vus avec scepticisme dans la tradition musicale classique française. Cependant certains éléments sont notables comme l’usage d’une note répétitive symbolisant la Mort frappant à la porte ou l’utilisation de gammes diatoniques ou chromatiques montantes ou descendantes symbolisant les tribulations de l’âme et sa transcendance.
Le genre du tombeau a quasi disparu vers la fin du xviiie siècle avant de retrouver quelques faveurs au début du xxe siècle : Maurice Ravel avec le Tombeau de Couperin ou Manuel de Falla avec le Tombeau de Claude Debussy.
Les projets d’Alban Darche sont soutenus par la DRAC des Pays de la Loire, la Région des Pays de la Loire et le département de la Loire-Atlantique.

UN TOMBEAU AUJOURD’HUI


Ce qui nous séduit dans l’idée d’un Tombeau est que le genre est affranchi de toute contrainte.
Il ne s’agit pas de prolonger le travail de Francis Poulenc ni même d’utiliser ses codes et ses couleurs, mais de véritablement inventer une oeuvre originale qui puise son inspiration dans l’écoute de celle de Poulenc.

L’INVITATION FAITE À MATHIAS RUËGG


Jean-Christophe Cholet et Mathias Ruëgg ont déjà collaboré en 1997 pour l’écriture de la « Suite Alpestre », unanimement saluée par la critique.
Le contexte de ce nouveau projet est très proche de l’univers des derniers disques de Ruëgg : Third Dream, avec le Vienna Art Orchestra et Petites Visions (Ruëgg, Chamber Music Tenminusnine). C’est donc avec grand plaisir qu’il a accepté de participer en tant que co-compositeur à cette nouvelle aventure en grande formation.
L’idée n’est pas de juxtaposer trois suites distinctes de chaque compositeur mais plutôt faire alterner la musique de chacun, grâce à un scénario construit sur le modèle d’un concerto grosso.

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